La campagne en bref
En 2012, Coca-Cola Hong Kong a sorti l'une des campagnes multi-écrans les plus inventives jamais vues dans la catégorie. Le setup était d'un désarmant simplicité : un spot tournait à la TV, les téléspectateurs ouvraient l'app Chok! Chok! Chok!, le téléphone écoutait le spot, et au bon moment l'app invitait à "chok" — secouer en cantonais — le téléphone en rythme avec l'action à l'écran.
Les joueurs qui secouaient au bon timing gagnaient des prix. Ceux qui regardaient sans l'app rataient le jeu. Ceux qui parlaient du jeu à leurs amis devenaient la distribution de la campagne.
La mécanique reposait sur trois couches technologiques alors novatrices :
Autour de cette mécanique centrale, la marque a empilé replay, invitations d'amis, bonus airing limités dans le temps et fenêtres de prix exclusives en fin de soirée.
Pourquoi ça marchait
Synchronie multi-écrans. La campagne a transformé une diffusion TV à sens unique en conversation bidirectionnelle entre l'écran et le téléphone du téléspectateur — plusieurs années avant que "second écran" ne devienne un buzzword grand public.
Jeu corporel. La plupart des jeux mobiles demandent au pouce de faire le travail. Secouer le téléphone à deux mains, en temps réel, dans un salon — c'est un moment mémorable, physique, social. Les gens se souviennent des campagnes qu'ils ont jouées.
Traduction culturelle. "Chok" portait un sens cantonais spécifique de "secouer fort" qui a donné à la campagne un nom natif à l'audience. La marque n'a pas été traduite dans le marché ; elle a été construite à l'intérieur.
Répétabilité. Les spots TV passent plusieurs fois par jour. Chaque diffusion était une nouvelle session de jeu. La campagne convertissait le poids média en sessions de jeu un-pour-un.
Résultats et reconnaissance du secteur
Chok! Chok! Chok! a remporté le Grand Prix Mobile aux Cannes Lions 2012 et est largement cité dans les études de cas mobile et intégrées. En quelques semaines après le lancement, l'app a atteint le sommet de l'App Store Hong Kong, généré une couverture earned media significative dans la presse pub Asie-Pacifique, et démontré une hausse mesurable des ventes Coca-Cola sur le marché.
Plus important encore, la campagne a réécrit ce qui était possible avec un spot TV à l'ère du smartphone. Watermarking audio et synchronisation second écran sont monnaie courante aujourd'hui. En 2012, c'était un stunt — et Coca-Cola en a fait une campagne qui a redéfini la catégorie.
Ce que les marketeurs peuvent en retenir
La tech spécifique n'est plus un rempart (tout vendor ad-tech majeur propose le watermarking audio aujourd'hui). Les mouvements stratégiques restent très transposables :
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Code Crush construit des expériences sync multi-écrans — TV-vers-mobile, retail-vers-mobile, OOH-vers-mobile — avec triggers QR, watermarking audio ou simple scheduling par fenêtre temporelle. On conçoit la mécanique, on livre l'app ou expérience web, et on câble l'analytics pour que vous sachiez exactement quelle diffusion a généré quelle hausse.
@youtube[TBD|Coca-Cola Chok! Chok! Chok! — film de cas Cannes Mobile Grand Prix]
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